Développement personnel·Santé·Témoignage

Introduction à la dépression

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Qu’est-ce que la dépression ?

Il est intéressant de se pencher sur les nombreuses définitions repérées sur la toile : la plupart mentionnent d’ailleurs plus une description qu’une définition à proprement parlée. Celle exposée par Thierry Casasnovas dans une de ses vidéos me paraît la plus réaliste: « la dépression est un défaut d’apport (sanguin notamment) au cerveau ». En effet, la dépression est en fait la conséquence due à l’épuisement du système nerveux sympathique (qui nous permet de nous adapter). Autres raisons à cela, des polluants alimentaires (comme le gluten par exemple) mais également le mode de vie. Je laisse le soin à Monsieur Casasnovas de vous expliquer les tenants/aboutissants de cette maladie et ses solutions au niveau physiologique et alimentaire (un exercice d’hatha-yoga y est expliqué entre autre: très stimulant!)

La dépression peut se révéler sous plusieurs symptômes :
humeur fluctuante, apathie, tristesse, perte d’estime de soi, de repères, sautes d’humeur, angoisses, stress, pertes d’appétit, de poids, culpabilité, la vie n’a plus de sens et certaines idées noires peuvent alors s’immiscer… pouvant mener jusqu’au suicide. On se sent alors inconnu à soi et on ne sait plus ce qu’on aime ni même si l’on est encore capable d’aimer.

Elle est très difficile à gérer pour la personne qui en souffre et aussi pour l’entourage se sentant souvent impuissant face à cette situation pouvant durer plusieurs mois voir des années. Elle peut posséder également plusieurs adjectifs connexes comme la dépression « mélancolique », « amoureuse », « nerveuse » et bien d’autres… En revanche, ils n’éclairent pas sur les solutions à trouver et incitent, je trouve, à se fier à une fatalité communément diffusée au sujet de cette pathologie.

A ce propos, j’ai pu constater qu’à l’issue de mes recherches pour rédiger cet article, la plupart des sites parlant de la dépression n’orientent souvent « que » vers la prise de médicament et la psychothérapie.

Aujourd’hui, la plupart d’entre nous a connu (ou connait) la dépression ou (a) fait parti de l’entourage d’une personne souffrant de cette maladie. Me concernant, ce fut dans les deux cas : mes parents tout d’abord ont eu de très fortes et régulières tendances à la dépression, puis moi-même à l’âge de 18 ans et cela dura près de trois ans. Et là, vous allez me dire « il y a un facteur héréditaire c’est évident ! » Oui et non. 195Je m’explique. Oui car nous portons tous en nous le terrain biologique de nos aïeux. Nous arrivons sur terre avec un véhicule qu’est le corps et nous ne sommes pas tous égaux face aux capacités de ce véhicule. Ma mère affichant un manque de sérotonine (« analyses » à l’appui) et certains membres de ma famille paternelle également, il était prévisible que j’allais également en manquer (merci à eux au passage, mouhaha). Et non car nous sommes dans la capacité de modifier ce terrain et nous verrons comment tout à l’heure.

Lorsqu’on entend le mot « dépression » on entend beaucoup parler de manque de sérotonine, dopamine et j’en passe. Que les choses soient claires, pour en avoir constaté l’usage auprès de mon entourage, les médicaments NE GUÉRISSENT PAS de la dépression. Je comprends qu’il est plus facile de se diriger vers des compléments alimentaires et/ou substances chimiques que vers une réelle remise en question de son mode de vie, plus facile mais inopérant. Dans mon cas, je refusai de prendre un quelconque médicament pour me sortir de cette galère et c’était avant que mon amie E. ne les teste et que je rapporte leur inefficacité voir leur danger. Je préférai fumer et pas que des cigarettes … ce qui n’arrangeait pas la situation comme la suite logique des choses le prédestinait et qui rimait plus avec une fuite perpétuelle de mon quotidien et de ma personne.

Me rendant compte du problème que j’avais, j’engageai alors une psychothérapie: terme un peu fourre-tout quand on y réfléchit bien et que l’on s’y intéresse. Il faut avouer qu’elle m’a permise de poser des mots sur mon mal-être de l’époque et j’en avais grandement besoin car je refusais d’ennuyer ou de perturber mes connaissances avec mes angoisses et ma souffrance. Il s’agissait donc plus d’un déversoir que d’un réel travail de remise en questions de mes fondations. Je ne remets pas (complètement) en cause l’efficacité des psychothérapies: l’EMDR m’a apporté beaucoup de satisfaction et un apaisement de mes angoisses en très peu de temps. C’est une thérapie pouvant se révéler efficace dans le traitement des chocs traumatiques, à effectuer lorsque l’on se sent suffisamment solides (les catharties peuvent se manifester de manière inattendue et violente en fonction du traumatisme vécu) et si un travail en amont a déjà été effectué. Néanmoins, je tiens à dire que si je m’étais cantonnée à recevoir une psychothérapie classique, je ne serai probablement pas en train d’écrire cet article, trop occupée encore à célébrer mon ego et sa souffrance face à une thérapeute.

Deux ans après le début de ma dépression (bien avant l’EMDR), le hasard fit que l’on m’orienta vers un ostéopathe axé sur la médecine chinoise et l’étiomedecine. Sceptique, je m’y rendis tout de même car je voulais sortir de cet état d’anti-vie et anti-joie m’aiguillant chaque jour un peu plus dans l’autodestruction… A la sortie du cabinet, je ressentis une certaine libération, je n’étais pas encore prête à gravir le Kilimandjaro, ceci dit « quelque chose » s’était opéré en moi et les mots me manquaient : beaucoup d’émotions bloquées durant des années sortirent et durant plusieurs mois je fus suivie par ce Docteur. Énormément de larmes sortirent, des larmes libératrices et salvatrices.eb583a9a48b8c30d08b98ac7a301c262 J’appris à pardonner et à me pardonner mais, et SURTOUT, à me RESPONSABILISER face à ma souffrance. Bien sûr, je ne cherche pas à accabler les personnes venues sur cette page pour trouver un peu de consolation. Cependant, nous avons une grande part de responsabilité dans la gestion de nos émotions face aux différents événements de la vie. Je me suis rendue compte que pendant longtemps, j’avais choisi (consciemment ou non) de souffrir sans vouloir comprendre mes erreurs et celles possiblement de mon entourage. Comme par exemple, assumer la pleine responsabilité de mes émotions lorsque je me sentais rejetée, trahie ou encore humiliée et triste.  J’ai compris que le fait de ne pas assumer mes blessures de l’époque prenait source dans mon vécu d’enfant maltraitée et abusée. J’avais manqué de discernement et d’honnêteté avec moi-même. Ma dépression avait, par la suite, été provoquée par une violente rupture amicale me renvoyant à mes propres failles et blessures non cicatrisées. Ma dépression a été la conséquence d’un déséquilibre s’accentuant à chaque fois que la vie me mettait face à ces blessures.

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Mon propos n’est pas d’excuser mais bien d’expliquer  afin de mieux observer ce qui a pu nous amener à fonctionner d’une certaine manière et créer ainsi de nouveaux schémas. Ce travail peut se révéler difficile, hors de notre portée, d’autant plus que nous n’avons pas été habitués à fonctionner de la sorte. De manière générale, nous avons eu plutôt tendance à être incités à rentrer dans un moule, à agir selon un mental limitant notre confiance et nos aspirations avec des étiquettes trop étriquées pour notre nature d’être VIVANT. La souffrance n’est pas une normalité et encore moins une fatalité et si elle est présente, il est primordial de l’écouter puisqu’elle a des choses à nous dire (sur la souffrance, pas l’égo hein 🙂 ).

Il est clair que la vie n’est facile pour personne ici bas et ceux/celles qui passent par la dépression ont vu leur capacité d’adaptation pour ainsi dire arrivée au bout du réservoir, parfois complètement « essorée ». Il n’y a qu’à voir notre mode de vie actuel pour l’expliquer en grande partie : alimentation de plus en plus dénaturée et pauvre en vitalité, sédentarité, sollicitation quasi-constante par les ondes wifi et électromagnétiques, les écrans, travail quotidien (quand il n’est pas abrutissant) nous coupant malgré nous de nos plus proches et lorsque nous les croisons nous sommes tellement pris dans le brouillard de notre job parfois insensé (à qui sert réellement notre activité ?) que nos liens, notre communication avec eux peuvent être pollués par des projections de vie parfaite qui sont, rappelons-le, ILLUSOIRES.

En parlant justement de communication, Marshall B. Rosenberg, créateur du processus de communication non violente, cite une définition assez juste à mon sens de ce qu’est la dépression :

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Les mots sont des fenêtres
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(ou bien ce sont des murs)

Ce processus, inspiré des philosophies de Krishnamurti et Gandhi, vise à rétablir notre communication naturelle d’exprimer nos émotions, nos sentiments et besoins afin que nos interlocuteurs le sachent et s’expriment selon. Le but étant de prendre en considération ce qui est VIVANT chez nous et chez les autres dans une énergie d’écoute et empathie. Éviter de vouloir faire assumer aux autres nos ressentis dans une démarche de clarté avec soi-même et les autres. Cependant, il est vrai que lorsque l’on est en dépression, les émotions peuvent rester bloquées et l’impression d’être « vide » prend place à l’intérieur, dans notre intimité. C’est pourquoi la CNV peut demander énormément de patience, pas souvent simple mais si riche en preuves d’amour inconditionnel !

Modifier sa manière de communiquer revient peu à peu à modifier sa manière de penser et donc de se percevoir soi et son environnement, ce qui est très bien expliqué dans le livre de Don Miguel Ruiz Les Accords Toltèques même si ce dernier utilise beaucoup moins d’exemples concrets que Monsieur Rosenberg.

Parmi les pistes à explorer pour se dépêtrer de la dépression (y’a beaucoup de « p » là non!?) le sport peut être intéressant et le mieux : dans la nature ! En effet, le sport (les activités favorisant la circulation cardio-vasculaire notamment) permet au sang de circuler partout dans le corps et donc de se renouveler dans la boîte crânienne provoquant une « pression » bénéfique. IMG_1982 La nature a également un effet apaisant sur notre mental car elle nous reconnecte à notre véritable essence d’être et de faire parti de ce tout qu’est le règne du vivant sur notre merveilleuse planète Terre et au-delà. Enlever ses chaussures et enfoncer ses pieds dans la terre, (terre dont nous sommes si souvent coupés par ces couches de bitume ainsi que nos chaussures) méditer sous un arbre, admirer les traits parfaitement dessinés d’une fleur, contempler les étoiles ou écouter le chant des oiseaux et du vent, caresser des animaux… Sont autant d’actes de réharmonisation contribuant à notre sentiment d’unité dans notre existence.

Afin de modifier le terrain comme je vous le disais plus haut, l’alimentation est une autre piste à explorer (pas la seule, rappelons-le): il existe des plantes pouvant diminuer les états dépressifs comme l’ortie et le millepertuis. La délicieuse betterave crue possède, en plus de ses nombreux nutriments, une quantité intéressante de sérotonine. Comme je vous l’ai mentionné dans mon précédent article, je suis suivie depuis quelques semaines par une naturopathe qui n’est autre qu’Irène Grosjean. M’ayant fabuleusement inspirée dans sa fameuse vidéo, j’ai commencé au début de l’année à intégrer beaucoup de fruits et légumes crus à mon alimentation et à diminuer le gluten et le lactose, ce qui a grandement influé sur mon énergie et mon esprit de manière positive. Je parlerai plus tard de mon expérience au sujet du traitement avec Mme Grosjean incluant des huiles essentielles, boissons aromatiques et fermentation de plantes entre autres. J’ai le sentiment qu’il est encore tôt pour le faire même si, pour l’instant, la voie m’apparaît belle.

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Mon intention dans cet article est bien de me focaliser sur les solutions délivrant de cette maladie et même si j’ai eu recours à plusieurs thérapeutes, il est important de conserver une certaine autonomie dans sa quête du bonheur et du sens accordé à son existence. En vous faisant part de mon expérience, j’espère vous apporter un nouvel angle de vue. Se laisser guider c’est bien et parfois même essentiel… un temps et/ou occasionnellement. Car être son propre guide est la meilleure des récompenses. Apprendre à se connaître est un travail de tous les instants et aucun besoin de sombrer dans la dépression pour le savoir. C’est donc le meilleur conseil que je puisse vous donner: tester et expérimenter. Notre corps/esprit est un merveilleux renfort ne nous voulant que notre bien (si, si, je vous assure 😉 ) accompagné de quelques désagréments que sont nos erreurs, erreurs indispensables à notre apprentissage! Pas à pas, laissez-vous guider par votre intuition et, lorsque vous constatez une erreur, félicitez-vous d’avoir eu le courage d’agir.

Si cela vous parait encore difficile, demander de l’aide peut s’avérer primordial et en cela, notre blog accueille les propos des personnes qui sont dans une vraie démarche constructive.

Avec Force et Amour,

Alexandra


Pour aller plus loin:

Thierry Casasnovas : Pourquoi la dépression ? comprendre et agir avec efficacité (vidéo différente de celle mentionnée dans l’article)


Crédit photos :

http://www.tinybuddha.com

http://www.3dvf.com/

http://fr.pinterest.com

photo personnelle Kyoto, Novembre 2011

photo personnelle du livre de Marshall B. Rosenberg « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)

photo personnelle Kyoto, Novembre 2011

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2 réflexions au sujet de « Introduction à la dépression »

  1. Merci beaucoup pour cet article, d’autant que je suis concerné a plus d’un titre. En tout cas la dépression a été quelque part le déclencheur de mon éveil, donc en quelques sortes elle a été bienvenue. Il s’agit de faire confiance en la vie et d’abandonner tois les schémas anciens. Maintenant c’est vrais qu’il y autre chose qui revient de manière cyclique comme si toutes ces failles de la personnalité revenaient et je sens qu’il y a un changement psychologique et physiologique a ce moment la (comme maintenant). Je sais que tout ce que le mental dit est faux, je peux me réaligner mais ça revient sans ç ses pendant quelque jours
    Je vais peut être essayer d’arrêter le gluten, j’ai déjà bien réduit ma consommation de lait

    En tout cas merci beaucoup pour cet article et je peux te dire que tu n’es pas seule dans ce cas ^^ je vais moi meme voir un thérapeute et je te ferais un retour 🙂

    J'aime

    1. Bonjour Quentin,
      Je te remercie pour ton commentaire! C’est vrai, il ne s’agit pas que de faire confiance à la vie mais également d’aller au fond de soi et d’affronter (=faire face) notre part d’obscurité.Je me retrouve dans ce que tu dis, à savoir que certaines failles reviennent de manière cyclique. Effectivement, tant que nos blessures ne seront pas comprises, la vie nous donnera des situations afin de les régler et de passer à l’étape suivante.
      Bien heureusement pour moi, la dépression est loin derrière et je chéris toutes ces étapes aussi douloureuses étaient elles. Elles font la personne que je suis aujourd’hui et c’est inestimable!
      Je me tiens volontiers prête à accueillir tes retours sur un thérapeute et le sans gluten 😉
      Avec tous mes encouragements,
      Alexandra

      J'aime

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